Comment profiter de la réduction d’impôt prévue par la loi Denormandie ?

Investir dans un logement ancien à rénover pour le mettre en location peut ouvrir droit à une réduction d’impôt sur le revenu grâce au dispositif Denormandie. Ce mécanisme fiscal, ouvert jusqu’au 31 décembre 2027, encourage la réhabilitation de logements dégradés dans certaines communes, en échange d’un engagement de location de plusieurs années. Encore faut-il respecter un ensemble de conditions précises : localisation du bien, montant et nature des travaux, plafonds de loyers et de ressources des locataires. Cet article détaille le fonctionnement du dispositif, les critères d’éligibilité, les modalités de calcul de la réduction d’impôt, les démarches déclaratives à accomplir ainsi que les pièges les plus courants à éviter pour sécuriser votre investissement locatif dans l’ancien.

Qu’est-ce que le dispositif denormandie et quels sont ses objectifs

Le dispositif Denormandie est une aide fiscale accordée aux particuliers qui achètent un logement ancien à rénover, ou un local transformé en habitation, pour le mettre ensuite en location. Il prend la forme d’une réduction d’impôt sur le revenu, dont le montant dépend du prix de revient de l’opération et de la durée de l’engagement locatif choisi. L’objectif poursuivi est double : inciter à la rénovation de logements vétustes situés dans des centres-villes dégradés, et développer une offre locative à loyers maîtrisés dans des territoires qui en ont besoin.

Origine et contexte législatif de la loi denormandie de 2019

Le dispositif tire son nom de Julien Denormandie, ancien ministre chargé de la Ville et du Logement. Institué par la loi de finances, il s’applique aux opérations réalisées entre le 1er janvier 2019 (ou le 28 mars 2019 selon les textes de référence) et le 31 décembre 2027. Le cadre juridique du dispositif est fixé par l’article 199 novovicies du code général des impôts. Ce mécanisme devait initialement s’arrêter fin 2022, mais il a été prolongé à plusieurs reprises, notamment par la loi de finances pour 2024, puis par l’article 42 de la loi du 9 avril 2024 visant à l’accélération et à la simplification de la rénovation de l’habitat dégradé, qui a repoussé son échéance au 31 décembre 2027. Cette même loi a également élargi le dispositif aux investissements réalisés à compter du 11 avril 2024 dans des copropriétés en grande difficulté financière ou incluses dans le périmètre d’une opération de requalification des copropriétés dégradées (ORCOD ou ORCOD-IN).

Différences entre le dispositif denormandie et la loi pinel

Le Denormandie est souvent présenté comme une extension du dispositif Pinel, dont il reprend certains principes : réduction d’impôt calculée sur le prix de revient, plafonds de loyers et de ressources des locataires, durée d’engagement de location de 6, 9 ou 12 ans. La différence essentielle tient à la nature du bien concerné. Là où le Pinel cible principalement l’immobilier neuf ou en état futur d’achèvement, le Denormandie s’adresse exclusivement à l’immobilier ancien nécessitant des travaux de rénovation, ces derniers devant représenter au moins 25 % du coût total de l’opération. Un contribuable ne peut pas cumuler les deux réductions d’impôt pour un même logement : lorsqu’un investissement est éligible aux deux dispositifs, il doit opter de manière définitive et irrévocable pour l’un ou l’autre lors de sa première déclaration de revenus concernée.

Zones éligibles au titre du plan action cœur de ville

Pour être éligible, le logement doit être situé dans l’une des communes concernées par le dispositif. Trois catégories principales de communes sont retenues :

  • les communes intégrées au plan national « Action Cœur de Ville », qui vise à redynamiser les villes moyennes et à conforter leur rôle de moteur du développement territorial ;
  • les communes ayant signé une convention d’opération de revitalisation de territoire (ORT), créée par la loi Elan du 23 novembre 2018, qui permet aux collectivités de porter un projet de territoire global sur les plans économique, urbain et social ;
  • les communes dont le besoin de réhabilitation de l’habitat est particulièrement marqué, listées par arrêté ministériel.

Depuis avril 2024, le dispositif s’applique également aux logements situés dans une copropriété en grave difficulté, qu’elle soit placée sous administration provisoire ou incluse dans le périmètre d’une ORCOD. Pour vérifier si une commune est concernée, un simulateur officiel gratuit est mis à disposition sur le site service-public.gouv.fr, permettant de renseigner une ville ou un code postal afin de connaître son éligibilité et sa zone géographique (A bis, A, B1, B2 ou C).

Conditions d’éligibilité pour bénéficier de la réduction d’impôt

Au-delà de la localisation, plusieurs conditions cumulatives doivent être respectées pour prétendre à la réduction d’impôt Denormandie. Elles concernent le type de bien, le montant et la nature des travaux, la performance énergétique atteinte après rénovation, ainsi que les conditions de location du bien.

Localisation du bien dans les 222 villes concernées par le programme

Le plan Action Cœur de Ville concerne environ 222 à 245 villes moyennes selon les sources et les mises à jour du dispositif. À cela s’ajoutent les communes ayant signé une convention ORT, ce qui porte le total des communes éligibles à plusieurs centaines à l’échelle nationale. L’administration fiscale recense plusieurs centaines de communes éligibles au total, ce nombre évoluant au gré des nouvelles conventions ORT signées. Il est donc indispensable de vérifier systématiquement l’éligibilité de la commune visée avant tout engagement, via le simulateur officiel, car la liste des communes concernées peut être actualisée.

Montant minimal des travaux de rénovation représentant 25% du coût total

Le dispositif Denormandie impose que les travaux de rénovation représentent au moins 25 % du coût total de l’opération. Ce coût total intègre le prix d’acquisition du logement, les frais annexes (honoraires de notaire, commissions d’intermédiaires, droits d’enregistrement, taxe de publicité foncière) et le montant des travaux facturés par une entreprise. Par exemple, pour une opération dont le prix d’acquisition est de 150 000 € et les travaux de 37 500 €, le coût total atteint 187 500 €, et les travaux représentent bien 25 % de ce montant, seuil minimal requis pour ouvrir droit à l’avantage fiscal.

Nature des travaux éligibles selon les 5 catégories définies par décret

Pour bénéficier de la réduction d’impôt, les travaux réalisés doivent répondre à l’un des critères suivants :

  • améliorer la performance énergétique du logement d’au moins 20 % (habitat collectif) ou 30 % (logement individuel) ;
  • correspondre à au moins deux des cinq types de travaux suivants : le changement de chaudière, l’isolation des combles ou de la toiture, l’isolation des murs, le changement de production d’eau chaude, l’isolation des fenêtres ;
  • créer une surface habitable nouvelle, par exemple un balcon, une terrasse ou un garage.

Ces travaux doivent obligatoirement être réalisés et facturés par une entreprise, et achevés au plus tard le 31 décembre de la deuxième année suivant celle de l’acquisition du bien. Ainsi, pour un logement acquis en février 2026, les travaux devront être terminés au plus tard le 31 décembre 2028.

Performance énergétique et gain de consommation exigé après rénovation

Lorsque l’option retenue est l’amélioration de la performance énergétique, celle-ci doit atteindre au moins 20 % pour un logement collectif et 30 % pour une maison individuelle, conformément à l’arrêté du 26 mars 2019. Après travaux, le logement doit a minima obtenir l’étiquette énergétique E sur son diagnostic de performance énergétique, ce qui correspond à une consommation conventionnelle en énergie primaire inférieure à 331 kWh/m²/an. Le recours à un professionnel certifié Reconnu Garant de l’Environnement (RGE) est recommandé pour la réalisation de ces travaux d’amélioration énergétique.

Plafonds de loyers et ressources des locataires imposés par zone

Le logement doit être loué non meublé, à usage de résidence principale, à un locataire qui n’appartient pas au foyer fiscal du propriétaire. Deux types de plafonds doivent être respectés simultanément : le plafond de loyer au mètre carré et le plafond de ressources du locataire, tous deux fixés selon la zone géographique du bien (A bis, A, B1, B2 ou C).

Pour les baux conclus en 2026 en métropole, les plafonds de loyer mensuel hors charges au mètre carré sont les suivants :

Zone Plafond de loyer au m² (2026)
Zone A bis 19,71 €
Zone A 14,64 €
Zone B1 11,80 €
Zones B2 et C (sur agrément) 10,26 €

Ces plafonds sont ensuite multipliés par la surface habitable du logement et peuvent être ajustés à la baisse pour tenir compte des spécificités du marché locatif local. Concernant les ressources, le revenu fiscal de référence du locataire ne doit pas dépasser certains seuils qui varient selon la composition du foyer et la zone géographique. À titre d’exemple, pour un bail conclu en 2026 en zone A, une personne seule ne doit pas dépasser 44 344 € de revenu fiscal de référence, et un couple 66 276 €. Ces plafonds sont revalorisés chaque année.

Calcul du taux de réduction d’impôt selon la durée d’engagement locatif

Le montant de la réduction d’impôt Denormandie dépend directement de la durée pendant laquelle le propriétaire s’engage à louer son bien. Plus l’engagement est long, plus le taux de réduction est élevé.

Réduction de 12% pour un engagement de location sur 6 ans

Pour un engagement initial de location de six ans, la réduction d’impôt s’élève à 12 % du prix de revient de l’opération en métropole. Ce taux constitue le niveau d’entrée du dispositif et convient aux investisseurs qui souhaitent limiter la durée de leur engagement locatif tout en bénéficiant d’un avantage fiscal immédiat.

Réduction de 18% pour un engagement de location sur 9 ans

Un engagement de neuf ans porte la réduction d’impôt à 18 % du prix de revient. Cette durée intermédiaire offre un équilibre entre le niveau de l’avantage fiscal obtenu et la durée d’immobilisation du bien.

Réduction de 21% pour un engagement de location sur 12 ans

L’engagement le plus long, sur douze ans, permet d’atteindre le taux maximal de 21 % du prix de revient. Il est possible d’opter initialement pour un engagement de six ou neuf ans, puis de le proroger par périodes de trois ans jusqu’à un maximum de douze ans, avec un complément de réduction d’impôt à chaque période de prorogation.

Voici un tableau récapitulatif des taux applicables en métropole :

Durée d’engagement Taux de réduction d’impôt
6 ans 12 %
9 ans 18 %
12 ans 21 %

Des taux plus avantageux s’appliquent aux investissements réalisés outre-mer, où la réduction peut atteindre 23 % pour six ans, 29 % pour neuf ans et 32 % pour douze ans, en raison de règles spécifiques à ces territoires.

Plafond d’investissement de 300 000 euros et prix au mètre carré

La base de calcul de la réduction d’impôt est plafonnée à 300 000 € par contribuable et par année d’imposition, tous investissements Pinel et Denormandie confondus. Un second plafond s’applique également : le prix de revient retenu ne peut excéder 5 500 € par mètre carré de surface habitable. Ainsi, même si le coût réel de l’opération dépasse ces montants, seule la fraction plafonnée sera prise en compte pour le calcul de l’avantage fiscal. Par exemple, pour un logement de 45 m² dont le prix de revient réel atteint 6 222 € par mètre carré, la base retenue sera limitée à 45 x 5 500 €, soit 247 500 €, et non le montant réel de l’opération.

Il faut également tenir compte du plafonnement global des avantages fiscaux, ou plafonnement des niches fiscales, fixé à 10 000 € en métropole et 18 000 € outre-mer pour l’ensemble des réductions et crédits d’impôt cumulés d’un même foyer fiscal. Enfin, au titre d’une même année d’imposition, la réduction d’impôt ne peut être calculée que sur le prix de revient de deux logements au maximum, en cumulant les investissements Pinel et Denormandie.

Démarches administratives pour déclarer son investissement denormandie

Le bénéfice de la réduction d’impôt Denormandie n’est pas automatique : il suppose de suivre une procédure déclarative précise dès la première année d’imposition concernée, et de conserver l’ensemble des pièces justificatives nécessaires.

Formulaire 2044-EB et pièces justificatives à fournir aux impôts

Le choix du dispositif Denormandie doit être précisé lors de la déclaration de revenus de la première année au titre de laquelle l’avantage fiscal est demandé. Si vous déclarez en ligne, il convient de cocher la case « Investissements locatifs » dans la rubrique « Charges ». En cas de déclaration papier, le prix de revient de l’investissement doit être inscrit sur la déclaration complémentaire 2042 C, dans la case correspondant à la durée de l’engagement de location choisi, ainsi que sur le formulaire 2044 EB, qui précise la durée d’engagement retenue.

Plusieurs pièces doivent être jointes à la déclaration ou tenues à disposition de l’administration fiscale :

  • une copie du bail de location ;
  • une copie de l’avis d’imposition du locataire établi au titre de l’avant-dernière année précédant la signature du bail ;
  • les factures des travaux réalisés, permettant d’identifier distinctement le montant des travaux éligibles ;
  • une évaluation énergétique du logement avant et après travaux ;
  • une note récapitulant les travaux réalisés et leur montant, distinguant les travaux éligibles des autres dépenses ;
  • en cas de transformation d’un local en logement, la copie de la déclaration d’achèvement des travaux et une note précisant l’affectation précédente du local.

À noter : les dépenses de travaux retenues pour le calcul de la réduction d’impôt Denormandie ne peuvent pas être déduites une seconde fois des revenus fonciers au titre du déficit foncier. En revanche, il reste possible de cumuler ce dispositif avec le régime du micro-foncier pour un même logement.

Engagement de location via l’attestation sur l’honneur du bailleur

Le propriétaire doit s’engager formellement à louer le logement nu, à usage de résidence principale, pour une durée minimale de six, neuf ou douze ans. Cet engagement initial peut être prorogé par périodes de trois ans, dans la limite de douze ans au total, avec un complément de réduction d’impôt à chaque prorogation. Le non-respect de cet engagement de location, quelle qu’en soit la cause, entraîne la remise en cause de l’avantage fiscal déjà obtenu.

Calendrier de mise en location dans les 12 mois suivant l’achèvement des travaux

La location doit prendre effet au plus tard un an après l’achèvement des travaux ou après l’acquisition du logement, selon le cas. Ce délai est un point de vigilance essentiel : tout retard dans la mise en location du bien, par exemple en raison de travaux qui traînent ou de difficultés à trouver un locataire répondant aux plafonds de ressources, peut compromettre le bénéfice de la réduction d’impôt.

Stratégies d’optimisation fiscale et cumul avec d’autres dispositifs

Le dispositif Denormandie peut, dans certains cas, être associé à d’autres mécanismes fiscaux pour optimiser la rentabilité globale d’une opération de rénovation immobilière. Il convient toutefois de bien distinguer ce qui est autorisé de ce qui ne l’est pas.

Articulation avec le déficit foncier sur les travaux non éligibles

Dans de nombreux projets de rénovation, le montant total des travaux dépasse largement le seuil de 25 % exigé par le dispositif Denormandie. Dans ce cas, il est envisageable de combiner les deux mécanismes : la fraction des travaux retenue pour le calcul de la réduction d’impôt Denormandie ouvre droit à l’avantage fiscal de 12 %, 18 % ou 21 % selon la durée d’engagement, tandis que le surplus de travaux, non retenu dans cette base, peut être déduit des revenus fonciers au titre du déficit foncier, selon les règles de droit commun. Cette articulation permet de ne pas gaspiller l’excédent de dépenses de travaux qui dépasserait les plafonds du dispositif. Il faut cependant veiller à ne jamais utiliser une même dépense de travaux deux fois : soit elle entre dans la base de calcul du Denormandie, soit elle est déduite au titre du déficit foncier, mais pas les deux simultanément.

Comparaison avec le dispositif malraux pour l’immobilier ancien

Le dispositif Malraux constitue une autre voie de défiscalisation dans l’ancien, mais il répond à une logique différente : il vise la restauration complète d’immeubles situés dans des secteurs sauvegardés ou protégés, dans un objectif de préservation du patrimoine architectural, alors que le Denormandie cible la rénovation de logements anciens dans des zones où la demande de réhabilitation est marquée, avec un objectif locatif. Il n’est pas possible de cumuler les deux dispositifs pour un même bien et pour une même opération de travaux. Le choix entre Denormandie et Malraux dépend donc avant tout de la nature du bien visé, de sa localisation et de la stratégie patrimoniale poursuivie par l’investisseur.

Risques et pièges à éviter lors d’un investissement denormandie

Comme tout dispositif de défiscalisation immobilière, le Denormandie comporte des risques qu’il convient d’anticiper avant de s’engager. L’attention de l’acquéreur doit être portée sur les conditions d’octroi de l’avantage fiscal, y compris les conditions de mise en location, l’absence de locataire, les loyers impayés ou l’évolution défavorable du marché locatif, autant de facteurs susceptibles d’entraîner la perte du bénéfice de la réduction d’impôt et de fragiliser l’équilibre financier de l’opération.

Requalification fiscale en cas de non-respect du plafond de travaux

Si le montant des travaux réalisés ne représente finalement pas au moins 25 % du coût total de l’opération, ou si la nature des travaux ne correspond pas aux catégories éligibles définies par les textes, l’administration fiscale peut remettre en cause le bénéfice de la réduction d’impôt. Il est donc essentiel de vérifier ce seuil avant l’acquisition, sur la base de devis précis, et de conserver l’ensemble des factures justifiant la nature et le montant des travaux réalisés. Le non-respect du calendrier d’achèvement des travaux, qui doivent être terminés au plus tard le 31 décembre de la deuxième année suivant l’acquisition, constitue également un motif de remise en cause de l’avantage fiscal.

Choix du bien dans une commune en déprise démographique

L’éligibilité d’une commune au dispositif Denormandie ne garantit pas, à elle seule, la qualité de l’investissement locatif. Une ville peut être éligible tout en présentant une demande locative insuffisante, un marché de l’emploi peu dynamique ou une tendance à la déprise démographique, ce qui expose l’investisseur à un risque de vacance locative prolongée ou à une difficulté à respecter les plafonds de loyers tout en trouvant preneur. Avant tout achat, il est recommandé d’étudier le bassin d’emploi local, la démographie, l’attractivité économique et culturelle de la commune, ainsi que le niveau de la demande locative réelle, et non de se fier uniquement à l’avantage fiscal proposé.

Sélection du prestataire RGE pour les travaux de rénovation énergétique

Lorsque l’éligibilité au dispositif repose sur l’amélioration de la performance énergétique du logement, il est recommandé de faire appel à un professionnel certifié Reconnu Garant de l’Environnement (RGE). Ce choix conditionne en pratique la fiabilité des travaux réalisés et la capacité à justifier, via une évaluation énergétique avant et après travaux, du gain de performance exigé par le dispositif. Un chantier mal exécuté ou réalisé par un prestataire non qualifié peut non seulement compromettre l’atteinte du seuil de performance énergétique requis, mais aussi fragiliser la valeur locative et patrimoniale du bien sur le long terme.

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